mercredi 15 août 2007

Bratislava-Paris, Epilogue.

Bratislava-Vienne


Dormi une heure, réveil à 4h, je dis au revoir à Nico et pars en tram pour la gare.

Un train part à 5h13 pour Vienne, 1h30 de sommeil en plus.


Vienne-Zurich


A Vienne, le temps d'apercevoir Schönbrunn sur lequel se lève le soleil, de changer de quai, et je monte dans un train pour Zürich, plutôt plein mais très confortable.

Nous quittons les plaines et entamons une traversée des Alpes, Salzburg accrochée à ses reliefs, veille sur son fleuve, le paysage devient plus sauvage, des forêts de résineux, des cimes déchirées, quelques villages posés au creux de quelques vallons regardent passer le beau train rouge.

Le paysage de ces jeunes alpes, assez différentes de celles de France, est enchanteur ; des petits villages bien tenus, des potagers impeccables, beaucoup de clochers qui dépassent au dessus des toits ou des bois, des cours d'eau scintillants, plus haut des forêts de résineux grimpant doucement sur le doux relief.

Au dessus encore, la roche à vif, en falaises ou en combes, se détache sur le ciel bleu ; quelques arbres encor, brûlés par le soleil et assoiffés, forment des taches vertes sombres.

Le Maria Theresa, nom du train, file à travers les champs colorés et les paisibles troupeaux de vaches.

Il est 12h30, nous passons Innsbruck, sans doute joli en hiver, quand la neige recouvre le béton des usines, et arrivons à Landeck-Zams, une heure plus tard.

Tout se passait formidablement bien, un train au confort impeccable, de beaux paysages, c'était trop beau.

Le train s'arrête exceptionnellement définitivement à Landeck, et il nous faut prendre des bus pour rejoindre la gare de Bludenz, 100km plus loin.

Tout le train se vide et se fait transvaser dans les bus qui attendent, nous partons immédiatement.

Une jolie route de montagne dont je ne vois pas grand chose, trop occupé à dormir, si ce n'est un reste de glacier, très loin au dessus de la vallée.

J'arrive à Bludenz, il est 14h30, le sosie du Maria Theresa, même mieux, m'emmène à Zürich.


Zürich-Bâle-Paris


J'entre en Suisse, arrive à Zürich en longeant les nombreux lacs qui bordent la voie depuis la frontière autrichienne, il est 16h30, tout le monde descend, je saute dans un train de l'autre coté du quai, pour Bâle ; il part dans la minute.

Arrivée à Bâle une heure plus tard, un sandwich à la main, je passe les douanes françaises, vaste corridor sans douanier ni français, et tombe, voie 31, sur le museau allongé, les yeux rougeoyants, et la silhouette effilée du TGV.

Me voilà en France, à 3h de Paris, je quitte Bâle et la Suisse, ai dit au revoir à Bratislava, à Vienne et aux Alpes.


Fin d'un voyage, de deux voyages en un même, la traversée de la Chine jusqu'à Almaty, et le voyage en Europe entre Kiev et Paris, étant très différents.

Fin d'une année de voyages aussi, merveilleusement riche, instructive et constructive, qui va maintenant avoir le temps de décanter, avec la reprise des cours en octobre, un Master à décrocher, et la France à redécouvrir.

Quand on part loin et longtemps, un petit manque apparaît, parmi d'autres, qui est celui du pays, un pays si particulier, si beau et si varié.


Il y a un an, il était prévu que ce serait à peu près à cette époque, fin août, que je rentrerai en France.

Tant s'est passé depuis le 12 septembre dernier, j'ai découvert bien plus de choses que je ne l'aurais imaginé, porte à présent un regard différent sur le Monde, et rentre en France, chargé de souvenirs, d'images, de noms, de visages, d'odeurs et de sensibilités nouvelles.


Une phrase à elle seule, de Nicolas Bouvier (L'usage du monde), peut donner une idée de la force du voyage.


« On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. »



Agrandir le plan


123h de train
102h de bus
19h d'avion
10h de bateau
Des taxis, et des jambes aussi

48 jours de voyage sur près de 15 000km,
De Hong Kong à Paris.

Blogapar, Carnets d'Asie entre en hibernation, jusqu'à ce que de nouveaux horizons l'animent à nouveau.

lundi 13 août 2007

Vienne

Réveillés par le soleil qui tape sur les vitres du onzième étage, nous prenons notre train in extremis pour Vienne, à 9h.

Arrivons à Wien Südbahnhöf, il est 10h, je prends mon billet pour Paris, départ le 15 à 7h30, et marchons vers le Sud.

Sur notre chemin, le Belvédère, entouré de jardins en travaux, l'endroit est joli, les touristes assez peu nombreux ; le palais construit au XVIIIème était autrefois la résidence du Prince Eugène de Savoie, il abrite aujourd'hui, entre autres, la collection Klimt

Coté Sud, le bassin entouré de massifs colorés reflète l'édifice, coté Nord, les jardins descendent sur trois niveaux, les terrasses surplombent légèrement, de moins en moins, la ville, au loin les montagnes.



Nous marchons dans les rues viennoises et arrivons sur la Schwarzenberg Platz, un monument en hommage aux soldats soviétiques morts pour libérer l'Autriche de la domination allemande.

De beaux bâtiments, des façades propres et finement sculptées, ambassades, jardins, fontaines, McDo et stands de hot dogs.

Nous passons la Karlsplatz et arpentons les rues du vieux centre, très touristiques et animées, restaurants, cafés, magasins de souvenirs, etc. et arrivons aux pieds du Stephansdom (cathédrale St. Etienne), belle cathédrale gothique, au toit bariolé, sa flèche s'élance à 137m de hauteur dans le ciel, momentanément entourée d'échafaudages.

Son intérieur est très chargé mais reste harmonieux, malgré la foule de touristes bruyants qui piétinent.

Les terrasses de cafés sont nombreuses, fort agréables, qui nous ont abrités pendant les brèves averses.


Nous continuons, passons devant St. Peter, St. Michael, et arrivons à la JosephPlatz, qu'entourent l'Albertina, où l'on trouve une des plus importante collection d'arts graphiques, fut la plus grande résidence des Habsbourg, et ouvrira les portes de ses immenses salles en 2100, et l'église St. Augustin.

Le Hofburg, palais impérial, parmi les plus beaux de la ville, qui abrite les appartements impériaux, ses 2600 pièces, 18 ailes, résidence d'hiver de la taille d'un quartier, aujourd'hui résidence présidentielle.


Nous traversons les jardins, et arrivons entre le musée d'histoire naturelle et le musée d'histoire de l'art, deux grands palais semblables et qui se font face autour d'un jardin.

Au centre, au milieu du parc, trône gravement Marie Thérèse, à une bonne dizaine de mètres de haut ; à ses pieds, en cercle, les grands hommes de l'époque.

Nous la contournons et, dans son dos, marchons vers le théâtre, plutôt pas joli, le Palais de justice, pour déboucher sur le Parlement, pas très beau, un peu coincé entre quelques pâtes de maisons, en travaux lui aussi.

Nous terminons notre course au Rathaus, hôtel de vile, imposant édifice du XIXème, surplombant un petit jardin, non loin de l'immeuble où est né Strauss, avec ses tours culminant à 98m de haut, est imposant, un peu excentré donc assez calme.

En face, de l'autre coté du parc, le Burgtheater.


Il est 18h, nous repartons vers la gare, prenons le train de 19h pour Bratislava.

Arrivée à 20h, nous dînons, toujours dans le même resto, trouvons un tram, nous perdons, et finissons par arriver à notre université Belojanis.

Demain, Vienne encore, visite de Schönbrunn.


14.08.07. La boucle est liée à Vienne


Dès notre départ du campus, la journée s'annonçait intéressante.

Nous devions passer la majeure partie de la journée à Schönbrunn.

En prenant le tram pour aller à la gare de Bratislava, une fois encore, nous nous égarons, et mettons une heure à faire les 2km qui séparent notre chambre des quais.

Ensuite les quais, aucune indication quant à leur infumosité, que je découvre quand deux policiers slovaques, après m'avoir coursé, me coincent dans une cage d'escalier de la gare, et me gratifient d'une petite amende, 500 SLK (15€).

Par chance notre train a vingt minutes de retard, et les deux vieux uniformistes, à leur grand regret, ne nous le font pas rater.

Il est 11h, nous partons pour Vienne.

Ce n'est qu'au bout de deux heures, au lieu d'une heure habituellement, que nous arrivons à Vienne, et dans une gare différente.


Notre carte de Vienne, emprunté d'une subtile manière par Nico au Press and more de la gare, indiquent une station de métro Schönbrunner Allee ; j'en déduis donc que c'est là notre destination.

Nous voilà prenant quatre correspondances, avec et sans billets, en métro, train, puis train de banlieue, nous arrivons à ladite station au bout de deux heures de tours en rond.

C'est une zone industrielle en banlieue de Vienne, bien loin de l'écrin de verdure censé abriter Schönbrunn.

Nos compagnons de voyage nous le confirment, ce n'est pas du tout par ici, mais précisément à l'autre bout de la ville.

Nous comprenons alors un peu mieux les regards étonnés qu'ils posaient sur nous depuis que nous étions montés dans ce train ; c'est un peu comme si on croisait des touristes japonais dans le transilien pour Crouy-sur-Ourcq.

Ils nous expliquent comment aller au vrai Schönbrunn, à deux stations de la gare où nous sommes arrivés en venant de Bratislava, deux heures plus tôt.

Et nous revoilà dans les transports, trente minutes plus tard nous sommes à Schönbrunn après avoir manqué l'arrêt, et de partir non pas dans la banlieue Sud, mais au Nord.


Les hordes de touristes en tenues fluos, marcels et autres esthéticités, nous accueillent au milieu de leurs autocars bariolés ; Séraphin Lampion n'eut pas renié une telle parenté.

Schönbrunn est là, devant nous, pas de brume, pas vraiment de soleil non plus, des façades lisses, peintes, un ensemble pas laid bien sûr, mais qui ne marque pas par son harmonie ou son architecture.

Fatigués, nous nous posons en terrasse de café, face au château.

La file d'attente est immense, il est 16h, nous avons quitté Bratislava il y a 5h, rien que pour venir ici où nous aurions du être arrivés en un peu plus d'une heure.

A 17h nous partons vers la gare, reprendre un train pour Bratislava, la paisible petite cité slovaque.


Dernière nuit à Bratislava


Dînons dans le vieux centre envahi de punks, la cité est peu peuplée, surtout en été, et les punks, gothiques et autres hard-rockeux y organisent toute sortes de festivals.

Nous ne sommes pas loin de la Transylvanie, et leur présence n'est sans doute pas étrangère à l'histoire gothique de la région.

Puis nous rentrons au campus, terminons la soirée au « bar bar ».


Demain je pars pour Paris, Nico pour Budapest, puis Venise, Gênes, et la Corse.

Nous faisons nos sacs, Bratislava dort, j'essaie de rester éveillé pour ne pas louper mon train pour Vienne, qui part à 4h50.

Vienne

dimanche 12 août 2007

Bratislava, Jour 1

Il est 16h, nous descendons du train, il continue vers Budapest.

En ce dimanche, Bratislava est bien calme, ses rues vides, ses tramways et ses bus sont bien légers, qui empêchent la ville de s'endormir tout à fait.

Nous prenons un tramway et arrivons sur le campus d'une université qui accueille les touristes, étudiants ou pas, pendant la saison estivale.

Grande barre de béton, une université comme il y en a beaucoup ailleurs, plutôt en mauvais état, mais la chambre est propre et nous change du camping humide.

Nous allons dans le centre historique de la ville, aux pieds du château, un imposant château fort.

Quelques petites ruelles peu nombreuses et étroites, clochers timides, pas grand monde dans ce mini-centre qui fait un peu décor de théâtre, un petit village au milieu de la toute petite capitale d'un tout jeune pays.

Nous dînons dans un resto « The end of the Galaxy », en tous cas aux confins de la galaxie de l'amabilité, et rentrons doucement, nous perdant un peu en périphérie.

Partons demain, pour la journée, à Vienne.

Bratislava

Prague-Bratislava

Levés à 9h30, check-outons à 10h, nous attendons 11h, pus partons à la gare, à une station de tram du camping.

Arrivons à 11h30 à la gare après avoir attendu longuement le tram, sautons dans le train qui part dans la seconde.

Un train européen, wagon standard avec sièges en carrés, confortables, genre Corail.

Il va vers Budapest, passe d'abord par Brno, grande ville tchèque à 10km d'Austerlitz, le soleil est caché.

Nous quittons lentement la République Tchèque, Prague et ses statues, ses 550 tours, ses façades, ses vieux immeubles, son histoire longue, riche, mouvementée parfois, son atmosphère gothico-baroco-rococo, ses grands noms, Hus, Mozart, Kafka, Mucha, Havel, son crachin, ses cafés, et ses touristes, avec l'envie de découvrir la campagne tchèque, ses innombrables châteaux et ses paysages sauvages.

Direction la petite soeur Slovaque, jadis deuxième ville de Tchécoslovaquie, à 400km au Sud-Est, Bratislava.

jeudi 9 août 2007

Prague

Arrivés à 7h, nous partons directement pour notre camping, non loin du centre, sur la ligne 7 du tram.

Arrivons à la rue Trojska, où une dizaine de camping se succèdent.

Nous en trouvons un, le Hoja Camp, dans le jardin d'une maison, où une cinquantaines de personnes campent, tentes, voitures, camping cars.

Accueil très chaleureux, nous plantons notre tente, il est 10h, et partons dans le centre.


Prague est une ville extrêmement touristique, et on cherche presque les pragois.

Quoi qu'il en soit, notre premier aperçu est très bon, la diversité architecturale, sa densité aussi, Staré Město (la Vieille Ville) étant concentrée sur quelques 130 hectares, nous enchantent.

Nous posons dans un café, lisons des journaux français, faisons un tour sur la Place de la Vieille Ville (Staroměstské náměstí) et dans les ruelles adjacentes, autour du Týn, petite rue noyau de la ville.


La grande place est bondée, des centaines de touristes attendent devant l'horloge astronomique, symbole s'il en est de la ville, que l'on peut comparer à celle de Strasbourg.

Les façades romanes, baroque, gothique, renaissance, art nouveau, rococo se succèdent sur la place, les cafés sont pleins, les petites cours des immeubles, îlots de calme et de tranquillité, abritent des cafés, des magasins, des habitations.

A chaque coin de rue, un détail architectural retient l'oeil, statues, cloches, sculptures ou mosaïques trompe l'oeil, et grandes églises.

Nous tournons un moment dans ces ruelles, passages et places, l'orage gronde, il pleut à torrents, il est 16h, nous rentrons au camping, douche, sieste.

18h, nous retournons dans le centre, dînons dans une crêperie tout sauf bretonne, dans une calme petite cour, assourdis par la pluie qui tombe.

Fin de journée dans les rues de la vieille ville, les gens commencent à chercher un endroit où dîner, où boire vin de Moravie ou bière pragoise ; les touristes, tchèques ou étrangers, demandent leur chemin, et ce n'est qu'à la troisième personne interrogée qu'ils tombent sur un pragois, tant les touristes ont envahis la ville.


Nous rentrons au camping, notre petite tente humide sous son arbre nous attend, peaux de yak étendues sur le sol, quelques lignes écrites sur la terrasse, et nous couchons.


10.08.07.


La pluie de la veille a rendu l'air bien frais, Nico file vers 8h aux bookshops du centre, je pars vers 10h.

Sur la grande place, malgré le temps gris, toujours autant de monde, ça parle beaucoup français, italien, espagnol, anglais et allemand aussi, un peu tchèque.

En terrasse de café, un service aussi aimable que dans un café parisien, j'attends 13h, l'heure du rendez-vous.

13h sonnent à l'horloge astronomique, sans voir l'horloge, on est prévenus que l'heure va sonner, quand on voit passer devant soi, en direction de l'horloge, les hordes de touristes déguisés, bobs, shorts, etc. qui courent pour voir l'horloge sonner.

La foule déclenche son orage de flashs, devant les petites reproductions des apôtres qui passent devant le cadran, un par heure, et devant un petit piaf doré qui pointe le bout de son bec.

Cette horloge est remarquable certes, surtout pour les férus d'horlogerie, ce qui n'est pas mon cas, ni celui, je pense, des troupeaux qui se jettent sur l'horloge simplement parce qu'elle est mentionnée dans leurs guides comme étant LE truc à voir à Prague (comme quoi il n'y a pas que les touristes chinois qui suivent bêtement les « consignes » des guides).

Toujours est-il que Nico n'est pas là, je fais quinze fois le tour de la place pour le trouver, rien, je pars donc vers Nové Město, la Ville Nouvelle, de l'autre coté de la Vtlava, aux pieds du Château (la ville nouvelle n'est pas si nouvelle que ça, pour nous en tous cas, puisqu'elle date tout de même du XIVème siècle).


Le Pont Charles (Karluv Most), véritable emblème de Prague, est un chef d'oeuvre architectural.

Le pont en lui même est un pont ; au Xème siècle, le Pont Judith, en bois, était le premier édifice du genre à Prague, à enjamber la Vtlava, laquelle l'emporta en 1342.

Charles IV, roi bâtisseur et bienfaiteur de Prague, entreprit de le faire reconstruire et, en 1342, il fit appel à Petr Parler, l'architecte de la cathédrale St. Guy, qui domine la ville, dans l'enceinte du château.

Ce qui est remarquable, c'est le cadre qui entoure le pont, statues et tours.

Le pont est habité de statues, des saints, des héros pragois qui, sur les murets, accueillent les visiteurs venus de la Vieille Ville, et se dirigeant vers la colline du château.

Le pont est aussi annoncé par les tours, à chacune de ses extrémités, véritables merveilles d'architecture, elles s'élancent si ce n'est haut, sombrement vers le ciel gris.

Rectangulaires, fortifiées, leurs toits acérés dominent l'ensemble et rendent l'endroit intriguant, joliment sinistre, purement gothique.

Quand on se dirige de Staré Město vers Nové Město, quand on passe Karluv Most, devant, sous le Château, se dresse une foret de toits, de clochers, un univers très différent de la rive droite de la Vtlava.

Tout en hauteurs, en ruelles tortueuses, en passages couverts, un dédale de ruelles pavées, étroites, grimpant en haut, jusqu'au Château, dans l'enceinte duquel s'élève la très gothique cathédrale Saint Guy, dominant majestueusement la ville.

Nové Město a des airs de bute Montmartre, des petites rues commerçantes, grimpantes, animées, des vieilles maisons, des jolies façades, des églises cachées, des petites places, et quand on arrive n haut de la colline, aux abords du Château, le rue qui grimpe en tournant et fait ici un coude, donne sur une place, entrée du Château, d'où la vue sur Prague est imprenable.

Les gardes royaux, statueux, posent malgré eux pour les touristes photographes, la visite du Château est pour demain, je redescend vers Staré Město, sous la pluie et l'orage.


Les caricaturistes, portraitistes et autres vendeurs du pont, couvrent leurs oeuvres, les touristes filent dans tous les sens, restent en nombre sur le pont, mais ces brefs instants de temps peu clément semblent redonner un peu de son âme à Prague, et font ressortir pleinement tout le gothique du lieu.


Retour à la Grand Place, pas de Nico, sous l'horloge il est 19h, je rentre au campement, pense le retrouver là bas.

Les ruelles de la Staré Město ne désemplissent pas, qui ont un petit air de quartier latin, je saute dans le tram, Manon des sources sous le bras (à défaut, cher Polo, de l'avoir en DVD à regarder sur la terrasse accompagnée de quelques Dalat White !).


Arrivé depuis 1h, un message de Nico me donne rendez-vous...sous l'horloge, je file.

21h, personne, en tous cas pas de Nico, sous l'horloge, j'achète quelques vivres et rentre, il est 22h, Nico est attablé. Une partie de cache-cache qui n'est pas sans me rappeler quelques épisodes vietnamiens...!


11.08.07.


Réveil sous la pluie, comme d'habitude ; nous partons dans le centre, achetons nos billets pour Bratislava pour le lendemain, et nous dirigeons vers le Château.

Au détour d'une ruelle proche de la Grand Place, un peu crevé, je me plante en terrasse de café, pendant que Nico grimpe au Château.

Le temps maussade, les hordes de touristes ajoutent à ma fatigue matinale.

16h, nous nous retrouvons au camping, sous la pluie.

Départ demain à 11h30 pour Bratislava.


A Bratislava, nous planterons notre tente s'il y a de la place dans le seul camping de la ville, sinon dormirons à l'université et, de là, visiterons Bratislava bien sûr, et aussi Vienne, qui n'est qu'à 1h de train et 60km de Bratislava.

De Vienne, ou de Bratislava, je prendrai un train pour Paris, envie de me poser, et de ne pas gâcher les visites de Budapest et de Venise par mon manque d'entrain.


20h, nous partons dans le centre, dîner et faire quelques photos de nuit, nous couchons.

Prague